La maladie aléoutienne (ADV) chez le furet
C’est une maladie virale qui existe dans les élevages de visons depuis longtemps, elle est provoquée par un parvovirus.
La maladie peut atteindre le furet et provoquer des signes très variés selon les organes affectés.
Ce virus peut muter facilement et il existe plusieurs formes.
Il est transmis par les urines, la salive, le sang ou les fécès.
Il est très résistant dans le milieu extérieur et un furet peut se contaminer au contact d’éléments souillés.
Le virus n’agit pas directement sur les organes mais il provoque une réaction auto-immune.
C’est une affection chronique cachectisante (provoquant un dépérissement important).
La manifestation la plus courante est une paralysie ascendante (c’est-à-dire qui démarre par le train arrière et remonte progressivement vers le haut du corps) , elle s’accompagne d’une fonte musculaire.
On observe également des tremblements, une léthargie, une pâleur liée à l’anémie, des selles sombres (présence de sang digéré), une hypertrophie du foie et de la rate.
Beaucoup de furets atteints meurent d’insuffisance hépatique ou rénale.
Actuellement on ne connaît pas la période d’incubation du virus, les symptômes apparaissent 1 à 2 ans après la contamination.
La plupart du temps l’animal reste sain. On ne connaît pas non plus les périodes d’émission du virus.
Il existe plusieurs tests biologiques de laboratoires mais aucun n’est réellement spécifique.
Le seul diagnostic de certitude est réalisé grâce à l’analyse histologique des tissus de plusieurs organes : les reins, le foie avec les voies biliaires, l’intestin, la moelle épinière et la vessie.
Tout furet suspect d’ADV doit subir une série d’examens permettant d’exclure d’autres maladies plus courantes.
Au vu des cas répertoriés, on peut conclure que les cas sérieux d’ADV sont rares et ne justifient pas la situation de panique observée dans le public.
Aux Etats Unis, le Dr Susan Brown diagnostique 1 ou 2 cas par an.
Le Dr Bruce Williams pense que la transmission est difficile et qu’il faut un contact prolongé pour qu’il y ait contamination. Le
Dr Brown a réalisé une étude sur 500 furets dans des refuges avec le test CEP, 10% des furets étaient positifs et seulement 2
d’entre eux ont développé des symptômes de la maladie.
On peut conclure de cette étude que le virus est courant dans la population de furets américaine
et que la majorité des furets positifs ne développeront pas la maladie.
Cependant le manque de fiabilité des tests laisse un doute sur ces chiffres, les 10% sont-ils réellement positifs ?,
ce qui expliquerait le peu de cas cliniques exprimés.
En France les vétérinaires praticiens s’accordent à dire que la majorité des furets présentant des symptômes évoquant l’ADV sont en grande majorité testés négatifs.
Il n’existe pas de traitement spécifique et pas de vaccin.
Le meilleur moyen de prévention reste l’application de mesures sanitaires strictes.
Souce: Docteur MARIEN
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